Grand Canyon

Vite, vite! Levés, petit déjeuner, dents brossés (ah non, ça ce n’est pas vrai), tente pliée, avalons plutôt vite l’heure de route jusqu’à Grand Canyon.
Le challenge est aussi grand que le Canyon: il faut une place de camping pour la nuit. Comment ça? Pourquoi on ne l’a pas réservé avant? Ben parce qu’il n’y avait plus de places de dispo… Et alors pourquoi on y va quand même? Ben parce que peut-être qu’un petit emplacement s’est caché dans le système informatique du parc en nous attendant… Et voila! Il reste un emplacement de dispo! Et en plus c’est le tout dernier… qui vient de se libérer… La chatoune royale!
Mais parlons peu, parlons bien… Qu’est ce que le Grand Canyon? Facile! C’est un canyon… méga grand… et puis il est rouge.
Si on fait un petit effort descriptif, on peut ajouter qu’il est énorme (jusqu’à 2000 mètres de profondeur et 30km de large), qu’en haut il fait plutôt bon (25 degrés), qu’on se croirait dans les Landes (avec des pins, des écureuils et des touristes un peu partout), qu’on ne distingue le fond du canyon (et donc le Colorado) que très rarement tellement il est profond. En plus le fleuve est en tenue de camouflage marron a cette époque de l’année.
Et oui, parce qu’au Grand Canyon, on arrive tous d’en haut.
Et que si on est un peu barjot, il faut descendre pour voir le Colorado. Mais attention, interdiction de descendre jusqu’en bas et de remonter dans la même journée, c’est beaucoup trop dangereux: une petite trentaine de kilomètres, plus de 40 degrés dans le bas du canyon, peu d’ombre, 1500 mètres de dénivelé négatif d’abord (fastoche la descente) et positif a la fin. Forcement il y en a qui le font et qui y arrivent. D’autres qui le font et qu’on cherche toujours et d’autres qui le font en plusieurs jours mais point possible pour nous… timing trop serré (oui ça peut paraître bizarre en 2 mois…).
Du coup, on a coupé la poire en deux, et on est descendu jusqu’à Plateau Point ou un magnifique point de vue sur le fleuve se loge. Magnifique! Sauf le Colorado qui est tout crapouillou… Mais on en prend bien plein les mirettes. Et le retour? Méga dur! Et Méga long! Et ça n’en finit pas de monter dans la fournaise. 14 litres d’eau (et de sueur) plus tard, nous revoilà sur la corniche! Pas peu fiers! Mais bien claqués! Y’a pas a dire il est Grand ce Canyon!

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